Atelier Mots’Art n°3 : Entre souffle et marche, quand les mots avancent avec nous
Après avoir semé des « mots-graines » lors du précédent atelier, les participants des ateliers Mots’Art ont poursuivi leur exploration poétique avec une nouvelle rencontre intitulée « Entre souffle et marche ».
Réunis en petit comité, Kaïss, Mona, Antoine et Pascale se sont laissés guider par un mot choisi ensemble lors de la séance précédente : le souffle. Une invitation à réfléchir à ce qui nous met en mouvement, autant physiquement qu’intérieurement.
Marcher pour mieux se retrouver
Le printemps s’installe, les journées s’allongent et la nature reprend vie. Cette saison a inspiré une réflexion toute simple : que se passe-t-il en nous lorsque nous marchons ?
Nous marchons chaque jour sans toujours y penser : pour aller faire des courses, rejoindre des amis, prendre le bus, se rendre chez le médecin ou simplement profiter d’une balade dans la nature.
Mais derrière ces gestes du quotidien se cache souvent autre chose. Marcher permet de respirer, d’observer, de ralentir, de laisser les pensées circuler et parfois même de trouver les mots que l’on cherchait.
L’atelier s’est construit autour de cette idée : lorsque le corps avance, l’esprit avance lui aussi.
Une citation pour ouvrir la réflexion
Comme lors de chaque atelier, la séance a débuté par la découverte d’un auteur.
Cette fois, les participants ont échangé autour d’une citation de Jean Giono :
« Si tu n’arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore. »
Cette phrase a suscité de nombreuses discussions. Pour certains, marcher aide à réfléchir. Pour d’autres, elle permet de retrouver son calme, de remettre de l’ordre dans ses idées ou simplement de se sentir vivant.
Ensemble, le groupe a fait le lien entre le mouvement du corps et celui de la pensée, en constatant que les mots viennent parfois plus facilement lorsque l’on est en marche.
Faire naître les mots du quotidien
Pour nourrir l’écriture, les participants ont commencé par créer deux grandes listes.
La première rassemblait tous les lieux où l’on peut marcher : la forêt, le sable, la mousse, le bitume, la plage, les cailloux, la neige ou encore l’herbe.
La seconde s’intéressait aux raisons qui nous poussent à marcher : aller voir des amis, prendre soin de sa santé, faire ses courses, découvrir la nature, respirer, prier, garder la forme ou simplement passer un bon moment.
À partir de ces échanges, chacun a enrichi un vocabulaire commun qui allait devenir la matière première des créations de la journée.

Construire une histoire à plusieurs mains
L’atelier ne s’est pas limité à l’écriture. Les participants ont également réalisé une création plastique en fabriquant un décor à partir de morceaux de papier déchirés.
Les formes noires et kraft ont été assemblées sur des feuilles blanches pour imaginer des paysages. Ces décors serviraient ensuite de support à une histoire collective.
Sur de longues bandelettes de papier, chacun a écrit de courtes phrases inspirées des échanges : « Quand je marche, je chante », « Je peux marcher dans la forêt », « On peut marcher pour se changer les idées » ou encore « Je peux marcher avec un ami ».
Peu à peu, ces fragments ont été déplacés, assemblés et réorganisés comme les pièces d’un puzzle. Ensemble, ils ont donné naissance à des récits où les mots avancent au même rythme que les pas.
Avancer ensemble, un pas après l’autre
Cet atelier illustre une nouvelle fois toute la richesse des ateliers Mots’Art. À partir d’un geste simple et universel, les participants ont transformé une expérience du quotidien en une aventure artistique et littéraire.
En associant la parole, l’écriture et la création plastique, chacun contribue à une œuvre collective où les différences de parcours deviennent une source d’inspiration.
Car parfois, il suffit d’un souffle… et de quelques pas… pour que les mots trouvent naturellement leur chemin.

